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formation

Libertés fondamentales et sécurité numérique : 50 ambassadeurs (drices) formés (es )pour renforcer l’action citoyenne au sein des communautés

14/08/26 17:15

Dakar et Thiès | 10-13 août 2026
Dans le cadre du projet « Voix Citoyenne au Féminin : radios communautaires contre les violences numériques et pour une participation démocratique inclusive », 50 ambassadeurs (drices) communautaires ont été formés (es) à Dakar et à Thiès sur les libertés fondamentales, les droits humains, la sécurité numérique et la participation citoyenne.

Organisées les 10 et 11 août à Dakar, au Service national de l’Education et de l’information sanitaire et sociale( SNEISS), puis les 12 et 13 août à Thiès, à la Croix-Rouge, ces deux sessions constituent une nouvelle étape importante dans la mise en œuvre de ce projet porté par le consortium des radios communautaires dirigées par des femmes, composé de AFIA FM, Manoore FM et Coorkat FM, en partenariat avec Avocats sans Frontières Canada (ASF) et avec le soutien d’Affaires mondiales Canada, dans le cadre du projet Récit.


Des radios communautaires au cœur d’une dynamique citoyenne

Démarré en mai 2026 et prévu jusqu’en février 2027, le projet « Voix Citoyenne au Féminin » ambitionne de renforcer la capacité des radios communautaires à contribuer à la promotion des droits humains, à la prévention des violences numériques et au développement d’une participation citoyenne plus inclusive, particulièrement pour les femmes et les jeunes.


Après une première phase consacrée au renforcement des capacités des journalistes, animateurs (trices) et techniciens (nes) des trois radios membres du consortium, la formation des ambassadeurs (drices) constitue une étape stratégique.


Ces acteurs (trices communautaires sont appelés (es) à devenir des relais de proximité capables de partager les connaissances acquises, d’identifier certaines situations préoccupantes, d’informer les membres de leurs communautés et, lorsque cela est nécessaire, d’orienter les personnes vers les structures compétentes.


Comprendre ses droits pour mieux agir

À Dakar comme à Thiès, les participants (es) ont été amenés (es) à mieux comprendre les libertés fondamentales, les droits humains et les mécanismes permettant de les faire respecter.

Les échanges ont notamment porté sur la liberté d’expression, la liberté d’information, la participation citoyenne, ainsi que sur les différentes formes d’atteintes aux droits.


Au-delà des connaissances théoriques, la formation a privilégié les discussions, les études de cas et les exercices pratiques afin de permettre aux ambassadeur·drices de faire le lien entre les notions abordées et les réalités vécues dans leurs communautés.

L’objectif est clair : faire de la connaissance des droits un véritable outil d’action citoyenne.


La sécurité numérique : comprendre les risques pour mieux se protéger

La deuxième journée de formation a accordé une place importante à la sécurité numérique, devenue un enjeu majeur pour les femmes, les jeunes, les acteurs (trices) communautaires et les professionnels des médias.

Les participants (es) ont travaillé sur les notions de risque, menace, vulnérabilité et impact, afin de mieux comprendre les dangers auxquels ils peuvent être exposés dans l’environnement numérique.


Une attention particulière a été accordée à la protection de l’empreinte numérique, à la sécurisation des comptes et des appareils, à la gestion des mots de passe et aux bonnes pratiques de navigation sur Internet.

Les échanges ont également permis d’aborder les violences numériques et le cyberharcèlement, leurs différentes manifestations, leurs conséquences sur les victimes et les attitudes appropriées face à ces situations.


Cette approche répond directement à l’un des enjeux majeurs du projet : permettre aux communautés de mieux prévenir et comprendre les violences numériques qui touchent particulièrement les femmes et les jeunes.


De la sensibilisation à l’accompagnement communautaire

La formation ne s’est pas limitée à la transmission de connaissances. Elle a également préparé les ambassadeur·drices à leur futur rôle sur le terrain.

À travers des exercices pratiques, les participants (es) ont découvert les différentes étapes d’un accompagnement responsable : écouter, observer, identifier, évaluer, informer, orienter et suivre, tout en respectant la confidentialité, la dignité et la volonté de la personne concernée.


Un principe fondamental a été rappelé tout au long de la formation :

« L’ambassadeur (drice) communautaire n’est pas un avocat. Son rôle est d’informer, d’orienter et d’accompagner dans les limites de son mandat. »

Cette clarification est essentielle pour permettre aux ambassadeur·drices d’intervenir de manière responsable, sans se substituer aux professionnels du droit, aux services sociaux ou aux structures spécialisées.


Des relais engagés dans leurs communautés

Au terme de ces quatre jours de formation, les 50 ambassadeurs (drices) disposent désormais de connaissances et d’outils qu’ils et elles sont appelées à démultiplier au sein de leurs associations de femmes et de jeunes et dans leurs communautés.


Leur mission sera notamment de contribuer à l’organisation de restitutions communautaires, causeries, discussions et débats citoyens, afin de rapprocher les connaissances sur les droits humains et la sécurité numérique des populations.


Ils et elles pourront également jouer un rôle de relais vers les trois radios du consortium, qui constituent un espace privilégié de dialogue, d’information et de sensibilisation.


Les radios prolongeront la formation sur les antennes

La dynamique initiée pendant les formations se poursuivra à travers une série d’émissions radiophoniques et de débats citoyens qui seront produits et diffusés par AFIA FM, Manoore FM et Coorkat FM.

Ces contenus permettront de toucher un public plus large et d’ouvrir des espaces de discussion autour des libertés fondamentales, des violences basées sur le genre, des violences numériques, de la participation citoyenne et des droits humains.


La radio devient ainsi un véritable pont entre la formation, les communautés et l’action citoyenne.

« La fin de la formation constitue surtout le début du travail de terrain »

Pour Mme Penda Ngane Sougou, coordinatrice du consortium, la formation doit être considérée comme le point de départ d’une nouvelle dynamique :

« La fin de la formation constitue surtout le début du travail de terrain. Les connaissances acquises doivent maintenant être partagées, discutées et transformées en actions concrètes au sein des communautés. »

Cette vision traduit l’ambition du projet : ne pas se limiter à former des bénéficiaires, mais créer progressivement un réseau de relais communautaires capables de contribuer à une meilleure connaissance des droits et à une participation citoyenne plus inclusive.


Une plateforme numérique pour amplifier les voix

Le projet s’appuie également sur une stratégie de communication numérique avec la création du site voix solidaire, une plateforme destinée à valoriser les productions des trois radios et à mettre à la disposition du public des contenus spécifiquement consacrés aux préoccupations des femmes et des jeunes.


Découvrir le site www.voixsolidaire.org

Le site propose et proposera notamment des contenus sur les droits humains, les violences basées sur le genre, les violences numériques, la santé, l’éducation et l’environnement.


La dynamique est également prolongée sur les réseaux sociaux à travers la page Facebook Voix Solidaires et un espace TikTok, afin de toucher différents publics et d’adapter les messages aux nouveaux usages numériques.


Une communauté de 50 ambassadeurs (drices) pour faire vivre le projet

Avec ces deux cohortes de Dakar et de Thiès, 50 ambassadeurs (drices) rejoignent désormais la dynamique de « Voix Citoyenne au Féminin ».

Ils et elles représentent un maillon essentiel entre les radios, les associations et les communautés. Leur engagement permettra de faire circuler l’information, de favoriser le dialogue, de renforcer la vigilance face aux violences numériques et de promouvoir une participation citoyenne active.


La formation est terminée. L’action, elle, ne fait que commencer.

À travers les radios communautaires, les associations, les débats citoyens, les émissions radiophoniques et les plateformes numériques, le consortium entend continuer à faire entendre les voix des femmes et des jeunes et à contribuer à des communautés mieux informées, mieux protégées et davantage engagées dans la défense de leurs droits.


À propos du projet

« Voix Citoyenne au Féminin : radios communautaires contre les violences numériques et pour une participation démocratique inclusive » est mis en œuvre par le consortium des radios communautaires dirigées par des femmes AFIA FM, Manoore FM et Coorkat FM, en partenariat avec Avocats sans Frontières Canada, avec le soutien d’Affaires mondiales Canada, dans le cadre du projet Récit.


Mis en œuvre en mai 2026 à février 2027, le projet vise notamment à renforcer les capacités des professionnels des médias et des acteurs (rices) communautaires afin de promouvoir les droits humains, prévenir les violences numériques et favoriser une participation démocratique plus inclusive des femmes et des jeunes.


Consortium des radios communautaires dirigées par des femmes

Coordonnatrice Mme Penda Ngane SOUGOU

NOUS CONTACTER

Voix Solidaires : 221 77 961 31 39

Grand Yoff- Cité Millionnaire - Enda Graf Sahel - 
Dakar/ Sénégal 

Téléphone : 221 221 77 961 31 39

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